Clauses interdites et abusives dans un bail de location : ce que la loi interdit formellement

Rédiger ou signer un bail de location est une étape cruciale dans la relation entre un bailleur et un locataire. Pourtant, nombreux sont les contrats qui contiennent encore des clauses interdites ou abusives, souvent méconnues, mais pourtant illégales au regard du droit immobilier français. Ces pratiques, volontaires ou non, peuvent avoir de lourdes conséquences, tant sur la validité du contrat que sur les relations entre les parties.

Nous vous proposons un éclairage complet sur ces clauses interdites, afin de sécuriser vos baux et garantir une location conforme aux règles en vigueur.

Qu’est-ce qu’une clause abusive ou interdite dans un bail de location ?

Une clause est dite abusive lorsqu’elle crée un déséquilibre significatif entre les droits et les obligations du bailleur et du locataire. Une clause interdite, quant à elle, est expressément prohibée par la loi, notamment par le Code de la consommation et la loi du 6 juillet 1989, qui encadre les baux d’habitation en France.

Ces clauses sont réputées non écrites : cela signifie qu’elles sont inapplicables, même si le locataire a signé le contrat. En cas de litige, elles seront systématiquement écartées par un juge.

Exemples de clauses interdites fréquentes

  1. L’obligation pour le locataire de souscrire une assurance dans une compagnie imposée par le bailleur

Interdit : le bailleur peut exiger que le locataire s’assure, mais ne peut jamais imposer sa compagnie d’assurance spécifique.

2. L’interdiction absolue d’héberger des proches

⚠️ Abusif : un bail ne peut interdire au locataire d’accueillir temporairement des membres de sa famille ou des amis. Le locataire reste libre d’user paisiblement de son logement.

3. L’imposition de travaux à la charge du locataire qui ne sont pas d’entretien courant

Interdit : seuls les petites travaux et l’entretien courant incombe au locataire. Tout travail structurel, rénovation ou réparation importante reste à la charge du bailleur.

4. La résiliation automatique du bail sans décisions de justice

🚫 Illégal : une clause indiquant que le bail est résilié automatiquement en cas d’impayé ou d’infraction n’est pas valable sans décision du tribunal.

5. L’interdiction de posséder un animal domestique

Interdit : sauf dans les cas particuliers (chiens dangereux de catégorie 1, animaux causant des troubles), le bail ne peut interdire par principe la présence d’animal.

Pourquoi faut-il absolument éviter ces clauses ?

Pour le bailleur, inclure des clauses interdites peur entraîner la nullité de tout ou partie du bail, voire donner lieu à des sanctions financières. Pour le locataire, cela créer une confusion juridique, voire un sentiment d’insécurité ou une perte de confiance envers les propriétaires.

Une rédaction soignée et conforme du bail est donc indispensable pour éviter tout litige futur. Il est fortement recommandé de faire relire tout contrat par un professionnel de l’immobilier.

L’accompagnement de notre agence

Conscients des enjeux juridiques et humains liés à la location, nous vous proposons un accompagnement personnalisé pour la rédaction et la vérification de vos baux. Notre expertise vous garantit des contrats clairs, équilibrés et 100% conformes à à législation française.

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