Loi climat et résilience

La loi Climat et Résilience, prévoit de nombreuses mesures pour atteindre les objectifs fixés en termes de politique énergétique. Certaines de ces mesures impactent directement le secteur de l’immobilier et notamment les propriétaires.

1 - Loi Climat et Résilience : de quoi s’agit-il ?

La loi Climat et Résilience impose désormais des mesures en vue de réduire le nombre de logements énergivores (classes F et G) en favorisant leur rénovation énergétique. L’objectif étant que l’ensemble des logements considérés comme « passoires thermiques » soient rénovés d’ici dix ans.


Plusieurs aides à la rénovation énergétique existent pour accompagner les ménages dans ces travaux, et notamment les ménages les plus modestes.

2 - Loi Climat et Résilience : quels impacts pour les propriétaires ?

Afin de parvenir à l’objectif fixé, la loi Climat et Résilience prévoit plusieurs mesures incitatives auprès des propriétaires, avec diverses échéances, pour qu’ils puissent anticiper les travaux à mener.

 

Interdiction d’augmenter les loyers entre deux locations
Pour tous les baux d’habitation conclus, renouvelés ou tacitement reconduits à compter du 25 août 2022 (ou 1er juillet 2024 pour les départements et régions d’Outre-mer), la loi Climat et Résilience interdit toute augmentation ou révision annuelle de loyer dans les logements classés F et G, sauf après réalisation de travaux de rénovation énergétique.

 

Requalification de logements indécents

Pour mémoire, la loi Énergie-Climat prévoyait de revoir la notion de logement décent afin d’intégrer un critère supplémentaire : la performance énergétique du logement.
Ainsi, à partir de janvier 2023, les logements ne respectant pas le seuil de consommation énergétique en énergie finale de 450 kWh/m².an seront qualifiés de logements indécents pour les baux nouveaux ou renouvelés.

 

Avec la loi Climat et Résilience, seront considérés comme indécents à partir du :
• 1er janvier 2025, les logements classés G
• 1er janvier 2028, les logements classés F et G
• 1er janvier 2034, les logements classés E, F et G.

 

Obligation de réaliser un audit énergétique

Lors de la vente ou de la location d’un bien immobilier, il est actuellement obligatoire de joindre le diagnostic de performance énergétique du logement qui est devenu opposable.
Il sera également obligatoire d’annexer au DPE, un audit énergétique lors de la vente d’un logement en monopropriété à partir du (échéances pour la France métropolitaine) :
• 1er septembre 2022 pour les logements classés F ou G,
• 1er janvier 2025 pour les logements classés E,
• 1er janvier 2034 pour les logements classés D.

 

Cet audit devra comprendre :

Des propositions de travaux
L’audit présentera, a minima, une proposition permettant d’atteindre un très haut niveau de performance énergétique et une autre proposition permettant de passer en-dessous du seuil de 331 kilowattheures.
Estimation des coûts des travaux
Les propositions de travaux devront être accompagnées d’une estimation du montant associé, et les dispositifs d’aides à la rénovation énergétique devront être mentionnés.
Une estimation du gain d’économie d’énergie
L’audit devra préciser l’impact théorique de ces travaux en termes de gain sur la facture d’énergie.

3 - Obligation en copropriété

Dans les principales mesures pour accompagner la rénovation en copropriété, la loi Climat et Résilience introduit l’obligation d’élaboration de deux outils :

 
DPE Collectif
Tout bâtiment d’habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013 dispose d’un DPE (renouvelé ou mis à jour tous les 10 ans) sauf lorsqu’un DPE réalisé après le 1er juillet 2021 indique que le bâtiment est classé A, B ou C.

 

 Cette mesure entre en vigueur :
– Copropriétés de plus de 200 lots : 1er janvier 2024
– Copropriétés entre 51 et 200 lots : 1er janvier 2025
– Copropriétés de moins de 50 lots : 1er janvier 2026

 

Plan Pluriannuel de Travaux

Elaboration obligatoire d’un projet de plan pluriannuel de travaux, actualisé tous les 10 ans, intégrant :
– Une liste des travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble, à la préservation de la santé, de la sécurité des occupants et à la réalisation d’économie d’énergie et réduction des émissions de GES
– Une estimation du niveau de performance
– Une estimation du coût et hiérarchisation des travaux
– Une proposition d’échéancier des travaux dont la réalisation apparait nécessaire dans les 10 prochaines années.

 
Cette mesure entre en vigueur :
– Copropriétés de plus de 200 lots : 1er janvier 2023
– Copropriétés entre 51 et 200 lots : 1er janvier 2024
– Copropriétés de moins de 50 lots : 1er janvier 2025.

En parallèle du Plan Pluriannuel de Travaux (PPT) le fond de travaux, qui jusque-là ne concernait pas les plus petites copropriétés de moins de 10 lots, deviendra obligatoire et ce sans distinction de taille.

 

Ce fond de travaux servira à :

• La réalisation des travaux prévus au PPT

• Les diagnostics techniques globaux de la copropriété

• Et tous les travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble ou à la réalisation d’économies d’énergie non prévues au PPT.

Pour vous guider dans vos projets, nos conseillers se tiennent à votre disposition pour vous proposer un accompagnement.

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